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Conseils de navigation en randonnée

Conseils de navigation en randonnée

Lorsque vous marchez sur des sentiers bien entretenus et bien balisés, que le soleil brille et vous vous pourrez vous reposer dans des gites bien indiqués, la seule compétence dont vous aurez probablement besoin est de vous rappeler où vous avez garé votre voiture.

D’autre part, lorsque les conditions deviennent désagréables et que le chemin n’est pas balisé, mal entretenu, voir mal indiqué sur la carte, votre sécurité va dépendre de vos capacités en matière de lecture de carte et de votre sens de l’orientation.

10 conseils de navigation en randonnée

Indépendamment du fait que vous ayez un GPS ou non, la capacité d’interpréter une carte et de naviguer avec une boussole est une compétence fondamentale que tous les randonneurs sérieux devraient connaître.

  1. faites attention

La clé pour être un bon randonneur est l’attention. En effet, 70% de la compétence en navigation se résume à ce point simple.

Prenez l’habitude de prendre conscience de l’endroit où vous êtes, ce qui signifie que vous devrez régulièrement établir une corrélation entre ce que vous voyez sur la carte et ce que vous voyez sur le terrain.

  1. Toujours à portée de main

Gardez votre carte et votre boussole toujours à portée de main, dans une pochette pour la protéger des intempéries. Elles ne vous rendront pas grand service si elles sont au fond de votre sac à dos.

  1. La connaissance de votre itinéraire

Une carte topographique fait plus que vous indiquer comment passer d’un point A à un point B. Elle permet au randonneur créer une image mentale de la configuration du terrain qu’il traverse.

Avant chaque journée de randonnée, je regarde ma carte et visualise ma route, Les rivières, les vallées, les crêtes, les pics, les falaises, les buttes, les ravins, le dénivelé (avec les courbes de niveau). Bref, de l’Imagination à la réalisation de votre randonnée.

  1. Ne brulez pas les étapes

Si vous n’avez jamais utilisé de carte et de boussole, commencez par des pistes faciles à suivre qui ne s’éloignent pas trop loin d’un village. À mesure que vos compétences en navigation progressent, augmentez le facteur de difficultés de vos excursions.

  1. Patience

Ne vous précipitez jamais. En cas de doute, prenez un moment, prenez une barre de chocolat et étudiez votre carte, regardez le paysage qui vous entoure. Certes les GPS sont l’idéal pour se lancer, cependant, tout comme les batteries de téléphone, ils se déchargent très vite et ne comptez pas toujours sur eux en cas de besoin.

Recommencez votre lecture de carte jusqu’à ce que les choses deviennent plus claires. Il vaut mieux passer cinq minutes à prendre vos repères, qu’une heure dans une mauvaise direction. Tous les randonneurs le savent les cours de navigation sont toujours les plus difficiles !

Si vous n’êtes pas sûr de votre position et que la nuit tombe, il est souvent préférable de réduire le risque de se perdre en se mettant à l’abri. Les choses semblent toujours plus claires dans la matinée après une bonne nuit de sommeil.

  1. Repères et horaires

Faites une note mentale du temps chaque fois que vous atteignez un point de repère remarquable (par exemple, des jonctions, des lacs, des cols, des sommets, des passages de rivières, etc.). Si vous perdez votre chemin, cette information peut s’avérer très utile pour vous permettre de revenir sur la bonne voie.

  1. La progression

La progression est peut-être l’aspect le plus souvent sous-estimé de la navigation. Dans le cas où vous seriez perdu, avoir une idée de la vitesse à laquelle vous marchez sur tous types de terrain peut s’avérer vitale pour calculer la distance approximative que vous avez parcourue depuis votre dernier emplacement connu.

L’expérience et l’attention (à nouveau) sont la clé, lorsque marchez  dans différents types d’environnements, notez vos kilomètres parcourus par heure en moyenne.

Ces vitesses varient selon les conditions, mais l’important est d’avoir un point de référence sur lequel vous appuyer si besoin est.

  1. La déclinaison magnétique

La déclinaison magnétique (ou variation magnétique) est la différence angulaire entre le nord vrai (c’est-à-dire le nord qui est marqué sur votre carte) et le nord magnétique (c’est-à-dire le nord qui est affiché sur votre boussole).

Est-ce vraiment important? Si vous marchez toujours sur des chemins balisés, la déclinaison ne sera jamais un problème. Cependant, que se passe-t-il si la neige recouvre tous les signes de balisages ou d’indications du sentier ? Un écart de vingt degrés sur votre boussole peut faire la différence entre rester sur le bon chemin, ou passer une période de quatre ou cinq heures de galère en revenant vos pas avec de la neige jusqu’au au genou. La variation magnétique est généralement indiquée sur la bordure de votre carte, ce que beaucoup de randonneurs ignorent. Il est intéressant de noter que la variation magnétique change constamment, il est donc toujours judicieux d’avoir la carte la plus récente disponible.

Indépendamment de votre compétence en navigation, tout le monde peut se tromper de chemin, l’important est de reconnaitre son erreur assez tôt.

Cinq points à retenir si vous n’êtes pas sûrs de votre position :

  1. Restez calme, prendre des décisions précipitées ne fera que peser sur une mauvaise situation.
  2. Arrêtez de marcher jusqu’à ce que vous ayez évalué votre position actuelle.
  3. Sur votre carte, vérifiez votre position. Pensez au dernier point où vous étiez certain de votre emplacement, et retracez vos étapes. Si vous n’avez pas de carte (mais, qu’est-ce que vous faites sans carte?), Faites une estimation, pensez au terrain que vous avez parcouru, au rythme approximatif auquel vous avez marché et à tous les points de repère que vous avez vus depuis votre dernière localisation connue.
  4. Une bonne option (en supposant que vous soyez dans une région vallonnée ou montagneuse) est de monter au point culminant le plus proche afin d’observer le terrain. En utilisant votre carte et votre boussole, identifiez les points de repère qui peuvent vous aider à déterminer votre emplacement.

 

Que se passe-t-il si vous tombez dans un ruisseau ou que vous perdez votre boussole? Que se passe-t-il si votre batterie de GPS est déchargée ? Comment retrouvez votre chemin vers la civilisation?

Voici quelques conseils:

  1. Le soleil – Dans l’hémisphère nord, le soleil sera vers le sud à midi, et l’inverse dans l’hémisphère sud.
  2. Deux façons d’utiliser le soleil pour repérer la direction : Placez un piquet (morceau dois ou bâton de rando) d’un mètre de hauteur dans le sol. Marquez l’emplacement de la pointe de l’ombre. Attendez 20 minutes, puis marquez la nouvelle position de la pointe de l’ombre. Dessinez une ligne entre les deux marques. Cette ligne se trace approximativement dans une direction de l’est à l’ouest.
  3. Avec une montre: Pour l’hémisphère sud: Pointez la grande aiguille vers le soleil, le point médian entre la grande aiguille et la petite représente le nord. Pour l’hémisphère nord: pointez la petite aiguille vers le soleil. Le point intermédiaire entre la grande aiguille et la petite est au sud. Astuce : Si vous avez une montre numérique, collez-le sur un morceau de papier avec une horloge dessinée dessus.
  4. La flore – Les plantes sont de bons indicateurs du nord et du sud. Dans l’hémisphère nord, le soleil se trouve dans la partie sud du ciel, la croissance sera un peu plus importante sur les côtés sud des arbres. Ce sera l’inverse pour l’hémisphère sud.
  5. Le vent – Si vous connaissez la direction des vents dominants dans la région où vous faites de la randonnée, l’herbe, les plantes et les arbres se pencheront dans cette direction.
  6. Une confirmation – Les méthodes naturelles ne sont pas infaillibles. Cherchez toujours plus d’un indicateur lors de la détermination d’une direction. Si le soleil, les plantes et le vent indiquent tous la même chose, il est probable qu’ils ne peuvent pas tous se tromper!

Les GPS rendent ils paresseux?

Utiliser un GPS comme outil de navigation principal est comme utiliser une calculatrice pour faire un calcul de base. Peu de matière grise est requise, et c’est là le fond de la question. En ce qui concerne la navigation, le GPS peut vous rendre paresseux, car il est moins nécessaire de faire attention à votre environnement, que lors de l’utilisation de la carte et de la boussole. Mais alors, si un GPS effectue le travail, pourquoi ne pas l’utiliser ? Dans une certaine mesure, je suis d’accord avec ce sentiment, Il est agréable de laisser votre esprit flotter de temps en temps. Cependant, que se passe-t-il si vous êtes en pleine nature et que le pire cas se produit? Les batteries sont HS, l’électronique peut être défaillante, les coordonnées désactivées, les signaux ne sont pas captés. Le GPS a ses limites et si vous ne faites pas attention ou avez peu de compétences en navigation pour vous servir de la carte et de la boussole en tant que sauvegarde, alors vous serez vite perdu.

Les personnes qui n’utilisent que le GPS pour la navigation n’établissent pas de carte mentale de leur randonnée de la même manière qu’elles l’auraient fait avec la navigation traditionnelle, le GPS est un complément,  et doit être considéré comme un simple substitut. Dans certaines situations, le GPS peut valoir de l’or, par exemple, sur un terrain plat et enneigé, lorsque la visibilité est limitée et qu’il n’y a pas beaucoup de points de repère distinctifs, il peut indiquer votre position exacte.

L’utilisation d’une boussole

La boussole magnétique est utilisée pour la navigation depuis des centaines d’années. Autrefois, c’était le seul moyen fiable pour trouver sa direction les jours où le soleil et les étoiles n’étaient pas visibles. De nos jours, des équipements plus sophistiqués sont disponibles et permettent aux utilisateurs de déterminer leur position avec précision et de repérer points d’intérêts à quelques mètres. Cependant, un tel équipement n’a pas rendu la boussole obsolète. C’est toujours un outil très pratique pour la navigation. Même les avions et les navires équipés d’équipements plus sophistiqués sont pourvus de boussoles comme sauvegardes.

Les boussoles ont une variété de formes et de tailles en fonction de leur utilisation. Le type de boussole utilisé sur un navire ou un avion est un dispositif électronique ou mécanique complexe capable de compenser le mouvement de l’engin. À l’autre extrémité, se trouvent de petites boussoles de poche de faible précision destinées à un usage occasionnel.

Quel que soit leur objectif ou la complexité de leur construction, la plupart des boussoles mécaniques fonctionnent selon le même principe de base. Une petite aiguille allongée, magnétisée en permanence, placée sur un pivot afin de pouvoir tourner librement dans le plan horizontal. Le champ magnétique de la Terre exerce une force sur l’aiguille de la boussole, ce qui la fait tourner jusqu’à ce qu’elle s’immobilise dans la même direction que le champ magnétique. Sur la plus grande partie de la Terre, cette direction est à peu près vraie au nord, ce qui explique l’importance de la boussole pour la navigation.

Boussole d’orientation standard

La force du champ magnétique est responsable de la direction dans laquelle l’aiguille de la boussole s’oriente, elle diminue lorsque l’on s’approche du pôle nord.

Trouver son chemin avec la boussole

La navigation avec une boussole nécessite de déterminer sa position par rapport au Nord vrai.

Placez la boussole sur la carte avec la flèche de direction qui pointe le long de la ligne de déplacement souhaitée.

Placer la boussole sur la carte

Placer sa carte en direction du Nord

Faire tourner le cadran gradué de la boussole jusqu’à ce que la flèche d’orientation s’aligne avec le nord indiqué par l’aiguille magnétique. Déterminer sa position A sur la carte, trouver le point B suivant, tracer un trait de crayon de A à B, placer la boussole le long de ce trait, sans la déplacer tourner la mollette et aligner la flèche rouge et l’aiguille. Prenez votre boussole en main en gardant la position flèche + aiguille. Avancer jusqu’au point B, et recommencer l’opération.

Ghyslaine